Les océans se réchauffent beaucoup plus vite qu'on ne le croyait.

 

 

Article Oliver Milman (THE GUARDIAN)

 

Les océans qui ont une capacité calorifique bien plus importante que l’air ont absorbé plus de 90% de la chaleur et presque 30% du dioxyde de carbone produit par la consommation humaine des énergies fossiles.

 

Le vaste océan austral a capté à lui seul rien qu’en 2011 plus de 1,2 milliards de tonnes de CO2, ce qui représente à peu près l’émission annuelle correspondante de l’Union Européenne.

 

D’après une nouvelle étude, les océans du globe se réchauffent à un rythme accéléré, les 20 dernières années correspondant à la moitié de l’augmentation de la chaleur captée par les océans depuis l’ère pré industrielle.

 

Les scientifiques américains ont découvert qu’une grande partie de cet excès de chaleur est stockée profondément sous la surface des océans, puisque 35% se trouveraient sous les 700 mètres de profondeur. Ceci signifie que beaucoup plus de calories sont présentes aux confins de nos océans qu’il y  a 20 ans, à l’époque où ils ne contenaient que 20% de cette chaleur en excès produites par l’émission des gaz à effet de serre depuis la révolution industrielle.

 

L’article publié dans “Nature Climate Change” apporte des éléments nouveaux quant aux énormes quantités de chaleur absorbées par les océans.

 

Les scientifique du LawrenceLivermore National Laboratory, qui travaillent en équipe avec l’Administration américaine pour les Océans et l’Atmosphère (NOAA) ont analysé les modifications thermiques à diverses profondeurs en utilisant les données et des modèles et sont remontés aussi loin que 1865.

 

Pour les recherches concernant les couches les moins profondes, au-dessus de 700 m, les données sont issues de l’expédition CHALLENGER HMS, une étude pionnière en océanographie menée dans les années 1870. La quantité de chaleur contenue dans ces couches les moins profondes a été multipliée par 32 depuis que s’est généralisée l’énergie fossile.

 

Des informations plus récentes et plus consistantes proviennent d’un réseau de 3000 balises ARGOS qui constellent nos océans. De nouveaux robots profonds ARGOS, capables de mesurer la chaleur à des profondeurs bien plus grandes que ce que pouvaient faire les systèmes précédents ont donné aux scientifiques la meilleure information actuelle sur ce phénomène de stockage de la chaleur en profondeur.

 

La chaleur des eaux profondes a augmenté de plusieurs dixièmes de degrés depuis la révolution industrielle, quand on considère les moyennes lissées sur le globe, d’après Peter Gleckler, l’auteur principal de l’article. Il ajoute que si c’est encore moins que les + 0.5°C observé pour les eaux de surface, c’est déjà « une augmentation énorme » et elle prend de l’ampleur.

 

« Quand on parle de réchauffement climatique, la façon la plus courante de le faire est d’évoquer le réchauffement des eaux de surface—mais il est clair que les océans font le gros du travail dans cette absorption de la chaleur par le système. Et si nous voulons vraiment comprendre combien de chaleur a été effectivement emmagasinée, nous devons plus nous contenter de regarder la surface, nous devons regarder plus profondément.

 

« Les découvertes nous interpellent…Les conséquences écologiques sont difficiles à estimer. Il y beaucoup de vie marine dans les profondeurs et il y a beaucoup de choses que nous ignorons quant à l’impact sur cette vie. »

 

Au fur et à mesure que les océans se réchauffent, la violence des phénomènes climatiques augmente et l’équilibre des espèces aquatiques est perturbé. L’absorption du dioxyde carbone par les océans les rend plus acide de 30%, et cette chute du pH complique la survie des coraux, huitres et moules car elle menace la fabrication de la structure ou des coquilles qui les protègent.

 

Les scientifiques ont déjà annoncé qu’un 3ième phénomène de blanchiment du corail à grande échelle est en cours,  les coraux blanchissent et meurent à cause d’une chaleur excessive.

 

Une revue de plus de 620 études en 2015 montre que les chaînes alimentaires des océans de notre planète sont au bord de l’effondrement à cause du changement climatique, de la surpêche et de polluions localisées.

 

 

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