Posted on 8 August 2006 by admin

[We thank the Sea Anglers’ Conservation Network for allowing us to publish this article, which recently appeared on their web site.]

 

"Le long de notre côte, près du bord, existe une zone qui devrait être naturellement riche de cette vie marine, qui nourrit elle-même la chaîne alimentaire et la biodiversité des zones beaucoup plus au large, et qui est d’une importance toute particulière pour les pêcheurs de loisir en mer, surtout pour ceux limités à la pêche depuis le bord et pour ces petits bateaux des eaux protégées.

Cette zone est connue sous le nom du « Golden Mile » (littéralement le « Mile en Or » des anglo-saxons).

En Grande Bretagne, la pêche récréative en mer se déroule la plupart du temps près du bord, puisque la grande majorité des pêcheurs opère à pied sur des plages, des quais, etc. et leur zone de pêche est limitée par la distance de leurs lancers.

Beaucoup de pêcheurs ont acheté leur propres bateaux, mais sont à nouveau limités par le coût et les limites opérationnelles de ces petits bateaux  qui ne peuvent naviguer que par conditions calmes et sont souvent confinés près d’abris côtiers et dans des estuaires abrités.

De sorte que la zone où se déroule la majorité de la pêche récréative est significativement réduite.

E même tout près du bord il y a des restrictions d’accès dans certaines zones: les installations portuaires et certains développements côtiers interdisent l’accès aux pêcheurs de loisir et les plages estivales sont interdites à la pêche pendant les heures de baignade.

Et toutes les zones ne sont pas riches en poisons de façon équivalente, ni pendant toute l’année, ce qui explique pourquoi vous verrez des pêcheurs de loisir qui se rassemblent sur des quais, ou qui pêchent les uns près des autres sur des plages, alors que des kilomètres de côtes ne sont pratiquement pas fréquentés.

Et pourtant la pêche récréative en mer est d’une hauteur valeur, à la fois économique et sociale, ouverte à tous, et améliorant la qualité de vie et le bien-être de quelque 2 millions de personnes en Angleterre et au pays de Galles, les amenant en contact étroit et en interaction intime avec l’environnement marin, tout en générant des opportunités d’affaire et d’emplois dans les secteurs qui répondent aux besoins des pêcheurs récréatifs en mer et celui des vacances et du tourisme dont les ces pêcheurs représentent une part importante.

C’est parce que le 1er mile marin depuis la plage est si important pour l’activité des pêcheurs récréatifs en mer, et parce qu’il y a cette eau chaude peu profonde, incluant les estuaires et les baies, les zones de nourricerie et de reproduction de tant de créatures qu’il est communément désigné par ce vocable de « Golden Mile ».(Défini par certains comme la zone définie par la Directive Cadre de l’Eau qui s’étend bien au-delà d’un mile dans certaines circonstances, par exemple dans le cas d’estuaires et de baies.)

Et ce sont ces mêmes atouts qui expliquent aussi la convoitise de fileyeurs occasionnels non licenciés et illégaux, et parfois la pression très lourde de pêcheurs licenciés.

Une plus grande partie de l’intérêt qu’offre la pêche récréative en mer est de passer du temps à interagir intimement avec l’environnement marin naturel, profiter de la journée et de cette liberté, loin des tracas et des problèmes qui font bouillir tout un chacun.

Au terme d’une bredouille, il n’y a rien de pire que d’apercevoir des filets découverts par la marée descendante, juste hors de portée de vos cannes, interdisant l’accès de la plage que vous pêchiez à tout poisson de taille raisonnable qui aurait pu s’intéresser à vos appâts.

Ou bien après avoir organisé avec excitation un voyage de pêche d’une ou deux semaines, et s’être installé pour la pêche, et voir ensuite s’approcher un chalut, souvent à portée de canne, qui ramasse tout devant vous et vous laisse la mer vide comme une baignoire.

Le principe de “l’égalité d’accès” est souvent l’excuse présentée pour ne pas prendre de décisions pour protéger les intérêts d’une partie prenante vis-à-vis d’une autre, mais ce que cela signifie bien souvent, c’est que des centaines de pêcheurs de loisir resteront stupéfaits, debout sur la plage, parce qu’un seul bateau tire ses filets devant eux.

C’est un seul bateau qui a gâché la journée de beaucoup de personnes.

Pas seulement aujourd’hui, mais aussi dès que cette portion de côte aura récupéré de la suppression de la plupart des poissons par les filets, et ainsi de suite indéfiniment.

C’est un seul bateau qui a gâché une fraction du bénéfice économique apporté par tant de pêcheurs de loisir fréquentant cette localité.

Ce que nous souhaiterions voir est une protection spécifique du “Golden Mile” pour créer une situation triplement gagnante :

Gain n°1 – Une pêche de loisir améliorée, grâce à des poisons plus nombreux et plus gros dans le « Golden mile », ce qui comblera une énorme quantité de personnes, et stimulera la croissance des communautés côtières.

 

Gain n°2 – Des restrictions sur les formes d’exploitation les plus préjudiciables et surtout celles qui puisent un nombre de poissons énorme dans les limites du « Golden mile » augmenteraient de façon considérable la vie marine près du bord, pour le bénéfice non seulement des pêcheurs mais de toute la faune côtière, les plongeurs, et tous ceux qui viennent en bord de mer pour apprécier le spectacle de toutes ses créatures.

Gain n°3 – L’éradication des pêches sans licence et illégales en bord de mer augmenterait les profits des pêcheurs licenciés qui pêchent plus au large, et la meilleure disponibilité des aires de nourrissage et d’engraissement près du bord augmenterait le nombre et les espèces de vie marine que l’on retrouve ensuite au large.

Mais les caractéristiques du « Golden Mile » varient beaucoup tout le long de nos côtes.

Parfois c’est le 1er de beaucoup de miles d’étendues d’eaux peu profondes, découvertes à marée basse.

En d’autres endroits, on est immédiatement en eaux profonde de plusieurs brasses, au pied de falaises ou dans le prolongement d’un sol en pente raide.

Dans certains endroits, il y a très peu de poissons, ailleurs, il y a des rassemblements saisonniers avec des milliers de poissons côte à côte.

Certaines zones ne verront guère d’activité de pêche récréative pendant des années, ailleurs, des enfants vont s’entasser rivalisant pour attraper des vieilles, ou bien une plage en hiver sera éclairée dans la nuit par les lueurs de centaines de lampes de pêcheurs de loisir.

Décréter une interdiction totale partout et pour toute activité en deçà d’une distance arbitraire d’un mile depuis le bord de mer serait non nécessaire et trop restrictif dans certaines circonstances, à certaines époques de l’année, pour certaines techniques de pêche.

Nous avons plutôt dans l’idée un principe similaire à l’interdiction des filets calés tel que décrite dans la Loi pour la pêche du saumon et en eaux douces, selon laquelle l’utilisation d’un filet calé est illégale à moins que le Comité local des pêche n’ait établi une autorisation pour le faire, dans cette zone, à telle époque, avec certains maillages, etc.

Ce que nous envisagerions est que le « Golden Mile » devienne une zone étroitement contrôlée par le Comité des Pêches en Mer du district (ou toute autorité qui agitait comme le CPM de ce district) dans laquelle tout filet de pêche (y compris les chaluts) serait interdit, sauf si une autorisation a été mise en place.

De telles autorisations ne pourraient être mises en place qu’après consultation de toutes les parties prenantes, et approuvées par le Secrétaire d’Etat, pour s’assurer qu’il existe des raisons spécifiques pour autoriser les filets dans telle zone donnée, avec de nécessaires restrictions.

(Par exemple, ce pourrait être une pêcherie de hareng au filet dérivant certifiée durable, ou une pêcherie durable dans les eaux côtières sans impact significatif sur la pêche récréative, etc.)

On a donné beaucoup trop d’importance à  la compétition  entre le secteur de la pêche récréative et le secteur des captures de masse à propos de la diminution des ressources en commun.

Il faut garder à l’esprit que l’activité de la pêche récréative est principalement confinée à une zone relativement étroite des eaux côtières (pour les pêcheurs à pied, ce sont les quelques premiers mètres depuis le bord) et s’adresse essentiellement à des espèces de peu d’importance pour le secteur des captures de masse.

En augmentant le potentiel de la zone et des espèces de plus grand intérêt pour le secteur de la pêche récréative, l’essentiel de la tension due à cette compétition sera évacué, et il deviendra bien plus envisageable pour les deux secteurs de se concentrer pour travailler cordialement ensemble à la résolution des nombreux problèmes communs qui les assaillent en ce qui concerne le maintien d’un environnement marin sain et productif."

l'Aslaka vit durablement

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