Les USA vers la Pêche Durable depuis 2010

13.12.2015

 

 

LES USA ne comptaient que 5 millions d’habitants et 13 états au début de XIXème siècle. C’est l’époque de la pêche artisanale de subsistance. Un demi-siècle plus tard, la population s’est multipliée par 5 et les états sont maintenant une trentaine. Ce n’est qu’un début : la demande grandissante stimule d’abord l’aquaculture, pour espérer l’autosuffisance alimentaire. Mais l’explosion de la demande (150 millions d’habitants au milieu du XXème siècle) et la révolution industrielle dope la demande, ce qui ouvre l’aire de la pêche industrielle :

« C'est ainsi que les Etats-Unis deviennent alors le premier producteur de ressources halieutiques au monde. Cependant en voulant trop développer leur économie de pêche ils procèdent à la pêche excessive en ne souciant ni de l'environnement ni de l'écologie. » (Le développement de la pêche aux USA, Ndève Yacine NIANG)

 

Dès la fin des années 1980, la production mondiale n’augmente plus puis décline même régulièrement : la FAO réagit en 1995 par son Code de Bonne Conduite de la Pêche Durable. En 2000, une ONG anglaise la Marine Stewardship Council crée le 1er label de Pêche Durable.

En 2010, les USA rentrent officiellement dans l’aire de la Pêche Durable : un officiel de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) annonce que plus aucune espèce de poisson n’est surexploitée aux USA, alors qu’il en existait encore 37 l’an passé. La forte empreinte environnementale reprochée à l’aquaculture est dénoncée alors que ce secteur vient de se multiplier par 20 en 30 ans. Les chalutages accusés de tous les maux, notamment de dévaster la ressource et les fonds marins se voient la cible de lois fédérales de prohibition. Un moratoire contre la pêche en eaux profondes est signé par plus de 1100 experts parmi les plus éminents en océanographie et biologie marine tandis qu’une ONG américaine  OCEANA très connue en Europe pour son rôle clé dans le sauvetage du thon rouge réussit à interdire le chalutage dans les eaux de BELIZE , petit état d’Amérique Centrale. Les subventions publiques sont mises au pilori : ce sont dans le monde pas moins de 13 milliards d’euros qui permettent à des pêcheries de continuer à pêcher dans des eaux proches de l’effondrement, même si ce n’est pas rentable, aggravant ainsi le préjudice environnemental.

 

« C'est pour cela que de nos jours le gouvernement américain ne se soucie plus de la croissance de ses exportations mais visent le développement durable de ses pêcheries. Les Etats-Unis pêchent dans des zones où le poisson est abondant et où sa pêche ne risque pas de mettre la ressource en péril. »

(Le développement de la pêche aux USA, Ndève Yacine NIANG)

 

La situation n'est pourtant pas encore si rose notamment à cause de l'immense gachis des rejets en mer: l'ONG OCEANA dénonce encore dans un rapport de 2015  neuf pêcheries à travers le pays dont le bilan est  irrecevable selon les critères de durabilité applicables désormais à toutes les activités humaines.

 

 

l'Aslaka vit durablement

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