L’ARGUMENTAIRE S.O.L.I.D.E. de la pétition

 

S pour Sécurité

O pour Ordre Public

L pour Législation

I  pour Intérêt Général

D pour Dépenses

E pour Environnement

 

(2) UN TROUBLE A L’ORDRE PUBLIC :

 

L’exaspération de certains pêcheurs à pied est immense : quand après des jours voire des semaines de bredouille, malgré une fréquentation assidue tous les matins de ces baïnes landaises désormais vides, vous avez enfin le bonheur de vous retrouver dans une veine d’eau avec quelques poissons joueurs, quand dès la première capture ou la seconde, vous entendez le sinistre vrombissement à nul autre pareil , quand à force de scruter l’horizon, vous repérez le petit point qui grossit sur l’horizon et fond sur vous comme un oiseau de proie, vous avez compris que la fête est déjà finie : il vous refera le même coup plusieurs fois dans la saison, souvent sur le même secteur, à vous et à d’autres plus au sud, et à d’autres encore plus au nord. Le connaisseur relèvera sa ligne prestement histoire au moins de sauvegarder son leurre, un autre se fera arracher la ligne, surpris par la vitesse et la proximité du bateau. Vous pouvez dégager, le poisson est pris ou effrayé.

 

Il ne faut donc pas s’étonner qu’il y ait pu y avoir des histoires de coups de fusil depuis la dune, des tentatives de sabordage au port (on parle d’amarres ou de coque endommagées), voire une discussion houleuse qui tourne au vinaigre dans une réunion publique. La pétition en a sans doute apaisés beaucoup qui ont pu y espérer une solution à court terme et ainsi être momentanément calmés.

 

Dans un article récent ( « Le Marin » du 17 octobre 2015), un des deux armateurs affirme « Depuis cette pétition, presque tous les bateaux de Capbreton (NDLR : au nombre de 19) ont eu leurs filets lacérés ou coupés. Beaucoup ont porté plainte, et j’espère que cela va s’arrêter ». En lisant une telle déclaration, J’en tombe des nues, moi qui ne vis pas sur le port. Est-ce à dire que l’enquête a déjà identifié que les responsables sont des pêcheurs plaisanciers ? Quel est le vrai fond de l’affaire ?

 

Vous rencontrerez aussi des baigneurs exaspérés : ils ont fait l’effort de marcher 20 à 25 m dans « la forêt » pour trouver un peu de tranquillité ou surfer. Mais non, le voilà, le bruit, que dis-je le vacarme assourdissant de ce moteur et des manœuvres, l’odeur du gasoil et ce spectacle trop rapide, trop violent, inquiétant dans les espaces idylliques que vous convoitiez : mêmes les consciences candides et désinformées réagissent et trouvent quelque chose de pas normal dans ce qui vient de se passer en 20-30 mn chrono au ras de la plage…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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