Le commerce encore légal des bars juvéniles du golfe de Gascogne

Les bars juvéniles commercialisés en toute légalité dans le golfe de Gascogne

Soutenez la pétition européenne de l'ADRM pour augmenter la taille de commercialisation du bar du golfe de Gascogne

 

Pour l'Union Européenne, la taille minimale de référence de conservation du bar (dicentrarchus labrax) n'est que de 36 cm pour le golfe de Gascogne.

 

Un arrêté français a porté cette taille à 38 cm pour les commerciaux français à compter du 1er janvier 2017 (sans aucune mesure technique d'accompagnement).

 

Or, un rapport du CIEM en 2017 établit que la taille à première maturité pour laquelle 50% des femelles sont matures est de 42 cm. Le rapport BARGIP de l'IFREMER vient de le répéter en 2018.

 

Ce résultat ne fait que confirmer des résultats connus de longue date en ce qui concerne le stock nord.

 

Sur le plan social, permettre à certains métiers (notament les chaluts de fond) de commercialiser d'énormes quantités de bars juvéniles se répercutent directement sur ceux beaucoup plus dépendants de la ressource bar que sont les métiers de l'hameçon : parce qu'ils sont sélectifs, ces derniers métiers prennent à la fois des poissons plus matures et des quantités moindres avec une bien meilleure valorisation.

 

Mais leur sélectivité vertueuse ne leur vaut en vérité qu'une double peine : être très dépendants de la ressource qu'ils ciblent si proprement, et très fragiles vis-à-vis des comportements des autres intervenants.

 

En effet, cette taille minimale insuffisante du bar favorise directement des métiers non sélectifs qui prennent beaucoup de petits poissons au détriment des métiers sélectifs plus exposés à la raréfaction de cette ressource. La pêche récréative sélective (hameçon, chasse sous-marine) appartient bien sûr aux « métiers » sélectifs de l'hameçon, sa valeur économique se mesurant par celle des industries qu'elle fait vivre.

 

Au final, ces tailles insuffisantes de 36 et 38 cm sont un exemple de mesure qui aboutit à l'inverse de ce que préconise le principe de la pêche durable.

 

Sur le plan économique, l'ADRM démontre que le passage à 42 cm produira une manque à gagner pour les métiers de l'hameçon de l'ordre de 6% la première année et qu'il se réduira jusqu'à disparaître en 5 ou 6 ans. Les 260 000 € en jeu sont tout à fait à la portée du Fonds européen d'Aides pour la Pêche Maritime.

Lisez l'intégralité du dossier de l'ADRM sur les mesures techniques proposées.

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