L’ARGUMENTAIRE S.O.L.I.D.E. de la pétition

 

S pour Sécurité

O pour Ordre Public

L pour Législation

I  pour Intérêt Général

D pour Dépenses

E pour Environnement

 (4). I comme INTERÊT GENERAL : UN NON SENS DEMOCRATIQUE  

 

Du fait de l’augmentation spectaculaire de la fréquentation en bord de plage et du développement des loisirs, c’est un spectacle anachronique, d’un autre temps un peu comme l’ont été ces 4x4 privés qui circulaient en plein été sur les plages bondées de monde il y a encore pas si longtemps : aujourd’hui, deux bateaux dérangent des milliers de particuliers! Un simple « petit » conflit d’usage d’après certains...

 

Les baigneurs sont de temps en temps dérangés comme en témoignent les plaintes des stations balnéaires (ONDRES, MOLIETS, VIEILLE SAINT GIRONS ou MIMIZAN pour ne citer que celles que nous connaissons) et qui dénoncent des poses de filet beaucoup trop près des zones réservées à la baignade, pour peu qu’un banc de poissons ait décidé de s’en rapprocher ou même d’y rentrer. La population locale connaît ces faits et a vu les képis sur les plages.

 

Nous rappelons que la sécurité et le respect de l’ordre public dans la bande des 300 mètres est de la responsabilité du Maire de la commune (annexe II de l'AP 2011/46).

 

Les surfeurs et tous les adeptes des sports de glisse sont parfois mis en danger quand ces bateaux ont décidé de dérouler leur filet et d’encercler …le spot de surf, connu pour être une zone de chasse privilégiée des bars : spectacle garanti, assez hallucinant que nous avons vu plusieurs fois, vécu nous-même deux fois et qui a été vécu par de nombreux surfeurs locaux et d’ailleurs.

 

La Fédération Française de Surf (FFS) a également déposé une plainte en 2014 qui est restée elle aussi lettre morte.

 

Les pêcheurs à pied et en bateau enfin sont pratiquement tous les jours victimes des pratiques que nous dénonçons.

 

Du bord, deux situations se présentent :

 

Soit « il » est déjà passé et vous pêchez sans le savoir dans une bassine, les poissons déjà pris et/ou effrayés.

Soit « il » n’est pas encore là mais il va arriver, en fonçant sur le ou les pêcheurs qui lui servent systématiquement d’indicateur (« nous sommes ses mouettes  »).

 

Il jettera sa bouée sur le patin, y dessine le courte spirale d’un escargot, traverse le patin, fonce à travers le cul de baïne, vire et longe le ressac à toute allure, à quelques mètres du rivage et de vous-même, descend au-delà du chenal de manière à encercler la sortie de la baïne et revenir pour quasiment fermer son cercle où il jette la seconde bouée. Ensuite, il effraye le poisson avec du bruit (coque, moteur hurlant) et enfin relève son filet. La vitesse d’encerclement est tellement rapide qu’un pêcheur non averti n’aura souvent pas le temps matériel de récupérer sa ligne, même en moulinant très vite et se fera donc arracher la ligne et son leurre, voire sa canne par l’engin déroulé. Vous pouvez rentre chez vous ou discuter avec le voisin…

 

En bateau, vous avez à peu près le même choix :

 

S’il est déjà passé, vous pêchez dans le vide.

Ou bien il vous repère quand vous êtes en pleine pêche active, avec l’intention de s’approprier les poissons que vous avez autour de votre bateau : il vous lance l’ordre de dégager la zone pour qu’il déroule son filet, ce qu’il a déjà commencé à faire, que vous ayez eu le temps de dégager ou non d’ailleurs (d’où des accidents de filet dans votre hélice par exemple). Inutile de monter plus au nord, vous aurez droit au même scénario à la prochaine occasion : votre partie de pêche est terminée, il vous reste les maquereaux de 300 grammes au large, s’il y en a…

 

Pour les pêcheurs, le problème insupportable est la capture systématique du moindre banc de bars venu à la côte, dès la 1ère marée bien souvent et au plus tard dans les 24 ou 48h. Non seulement vous ne pouvez plus tranquillement exercer votre passion favorite  mais en plus ce n’est même plus la peine, le rare et précieux poisson a été pris ou dispersé…Et quand vous êtes enfin sur le poisson, la fête sera de très courte durée : le voilà qui fonce sur vous !

 

Les pêcheurs, exclus largement des baignades pour des raisons de sécurité, exclus des très nombreuses zones de surf par les nuées de surfeurs dès le lever du jour sont aussi exclus des rares baïnes qui résistent encore au réchauffement climatique: ils accumulent bredouilles et frustration, la plupart d’entre eux désertent les plages et abandonnent leur passion.

  • Facebook Social Icon